La charpente, de bois ou de métal, a pour fonction de soutenir la couverture et de lui donner cette forme qui va permettre l’écoulement de l’eau. Elle doit donc résister au poids des éléments de couverture ainsi qu’aux efforts et charges dus au vent et à la neige. C’est aussi la charpente qui forme l’ossature des combles et autorise, de fait, leur aménagement ou pas.
La charpente est un assemblage fragile dans lequel chaque pièce joue un rôle-clé. Quels que soient son type et les travaux que l'on envisage, on gardera donc à l'esprit que la modifier sans prendre les précautions nécessaires peut mettre en danger toute la toiture, voire l'habitation elle-même.
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La charpente traditionnelle |
Elle est supportée par les murs porteurs du bâtiment et dimensionnée en fonction de la couverture à recevoir. La couverture est posée sur un système complexe de liteaux disposés sur des chevrons parallèles à la pente du toit, eux-mêmes fixés perpendiculairement aux pannes. Ces pannes quant à elles reposent sur les murs pignons (de refends) et/ou des fermes. Ces fermes, toujours dans le cas de charpentes traditionnelles, sont composées de trois éléments principaux :
- les arbalétriers qui épousent la pente du toit et supportent les pannes ;
- l'entrait, une pièce horizontale qui réunit les arbalétriers à leur base et rend la ferme indéformable ;
- le poinçon, une pièce verticale qui transmet une partie du poids de la toiture à l'entrait.
La charpente traditionnelle présente l'avantage d'offrir un volume utilisable tel quel au milieu, prêt à aménager en combles. En revanche, si son prix proprement dit est équivalent à celui d'une charpente à fermette, elle impose de prévoir un plancher hourdis pour le plafond, un soubassement et des fondations adaptés. De plus, pour pouvoir aménager les combles, il faut prévoir une hauteur de mur supplémentaire (pour les toits à faible pente), ou bien des ouvertures de type " chien assis " par exemple.
Fabriquée industriellement, elle est généralement étudiée pour supporter 150 kg par m², soit la couverture et un plafond en plaques de plâtre. Elle présente l'avantage d'être assez bon marché pour un résultat solide et durable dans le temps. Son inconvénient : utiliser la totalité de l'espace situé sous la toiture, rendant impossible, en théorie, l'aménagement des combles. On parle alors de combles perdus. Seule solution : adapter la charpente en la restructurant par l'intérieur ! L'entreprise renforce alors la charpente, puis retire les fermettes pour libérer l'espace. Dans tous les cas, c'est à une entreprise spécialisée d'intervenir!
On distingue quatre principaux types de tuiles, hérités des savoir-faire régionaux puis de l'industrialisation. Tous ont un charme particulier et s'adaptent à un style architectural donné, à une pente de toit et à un climat.
La tuile canal en terre cuite |
Egalement appelée tuile en tige de botte ou tuile romaine, la tuile canal est la plus ancienne. Elle mesure en général de 30 à 50 cm de long pour une largeur de 15 à 20 cm. Très prisée dans le Sud de la France ainsi que le Sud-Ouest et la Vallée du Rhône, elle représente aujourd'hui moins de 15% du marché. La technique de pose est la suivante : on alterne une série de tuiles formant gouttière (les tuile dites « de courant ») et une série installée par-dessus, en chapeau (les tuiles dites de couvert). Ces modèles conviennent aux faibles pentes (moins de 20°). On compte 22 à 36 tuiles canal au m².
On trouve surtout des tuiles plates au nord de la Loire. Il existe des modèles dits « petit moule » (à partir de 16 x 24 cm) et des modèles dits « grands moules » (jusqu'à 20 x 38 cm). On les pose à joints croisés, c'est-à-dire en les faisant se chevaucher les unes les autres. La tuile plate convient pour les pentes supérieures à 30°. Les variantes sont nombreuses, parmi lesquelles la fameuse tuile à bord arrondi, dites « en écaille de poisson ».
La tuile mécanique ou tuile à emboîtement |
Inventées au XIXe siècle par Gilardoni, les tuiles mécaniques s'emboîtent les unes dans les autres grâce à des cannelures situées en tête et sur les côtés, en un recouvrement minimum pour une faible déperdition de surface. Un atout technique qui signifie aussi un gain de temps lors de la pose et une couverture plus légère. On trouve, comme pour la tuile plate, des « petits moules » et des « grands moules ». Dans le premier cas, on comptera 16 à 22 exemplaires par m², dans le second, entre 10 et 15 exemplaires. La tuile mécanique convient pour des pentes allant de 25 à 60°.
La tuile romane à emboîtement est une variante mécanique de la tuile canal.
Cousine de la tuile à emboîtement, la tuile à glissement sévit surtout dans le nord de la France. Dans son cas, le recouvrement s'effectue latéralement, et non pas en transversal comme les modèles mécaniques (en hauteur et en largeur). La tuile à glissement présente ou non des cannelures, uniquement sur sa rive latérale.
Il existe un très grand nombre de variantes pour chacun de ces types. On en compte ainsi plus de 700 pour les tuiles mécaniques ! A vous donc d'anticiper et de vous fournir auprès de fabricants établis depuis longtemps et qui seront en principe capables de vous vendre votre modèle !